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Suspension de l’exportation de la tomate web actu Burkina

18-03-2026  DA Constantin  18 vues

 


Suspension de l’exportation de la tomate : le gouvernement précise les objectifs de la mesure
Dans un communiqué conjoint daté du 16 mars 2026, les ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce ont annoncé la suspension temporaire de l’exportation de la tomate fraîche. Une décision destinée à garantir l’approvisionnement des unités industrielles de transformation installées au Burkina Faso.
Selon Prosper Zemba, Directeur général des productions végétales au ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH), cette mesure vise avant tout à permettre aux usines locales de fonctionner à plein régime, de créer des emplois et de générer davantage de valeur ajoutée.
« Les besoins des unités industrielles sont estimés entre 20 et 25 % de la production nationale. Une fois ces quantités mobilisées, la mesure pourra être levée », a-t-il précisé, soulignant que l’objectif n’est pas de pénaliser les producteurs, mais plutôt de concilier leurs intérêts avec le développement de l’industrie locale.
Cette décision intervient dans un contexte où, malgré plusieurs concertations avec les acteurs de la filière — dont une réunion tenue le 19 janvier 2026 — les engagements de fourniture de matières premières aux usines peinent à être respectés. Pourtant, un consensus avait été trouvé autour du prix de cession du kilogramme de tomate et des volumes à mobiliser.
Les autorités rappellent que seule une fraction de la production nationale est nécessaire pour alimenter les unités de transformation, laissant entre 75 et 80 % des volumes disponibles pour la commercialisation libre, notamment à l’exportation.
Le gouvernement met également en avant les enjeux économiques liés à cette mesure. Chaque année, le Burkina Faso consacre près de 5 milliards de FCFA à l’importation de pâte de tomate. L’objectif est donc de réduire cette dépendance en renforçant la transformation locale.
Par ailleurs, d’importants efforts ont été consentis pour soutenir les producteurs. Pour la campagne 2025, des semences hybrides adaptées à la transformation ont été distribuées, tandis que 17 000 tonnes d’engrais ont été mobilisées, en grande partie pour les cultures de tomate et de blé. La Société burkinabè de tomate (SOBTO) a, de son côté, acquis 1 200 tonnes supplémentaires.
À cela s’ajoutent des équipements d’irrigation, notamment 725 motopompes et plus de 54 000 tubes en PVC, subventionnés entre 55 % et 65 %, ainsi que des opérations de labour à coût réduit grâce à l’appui de l’État.
Les autorités assurent enfin que ces mesures d’accompagnement seront renforcées pour les campagnes agricoles 2026 et 2027, dans la perspective de structurer durablement la filière tomate et de soutenir la souveraineté industrielle du pays.

 


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